Reporters Without Borders - 8 December 2002 (la version française suit) http://www.rsf.fr/ IRAN - Journalist arrested and three others on trial Reporters Without Borders called today on the Iranian authorities to disclose the whereabouts of journalist Ali-Reza Jabari, who was arrested late last month, and said it was very worried because he had heart problems and may have been mistreated in jail. It also called for the release of nine other imprisoned journalists, including three - Behrooz Gheranpayeh, Hossein Ghazian and Abbas Abdi - who are currently on trial for "spying" and whose families have expressed concern about trial procedure and bad prison conditions. Iran has more journalists in jail than any other Middle Eastern country. Jabari, a translator and freelance contributor to several independent newspapers, including Adineh, was arrested at his office in Teheran on 28 December by non-uniformed individuals who took him to his home, which they searched, seizing video cassettes, books and his computer hard-drive. The next day his wife went to Adareh Amaken, a city police department considered close to the intelligence service and which has summoned many journalists for questioning in recent weeks. She was told nobody by the name of her husband had been arrested. She was given the same answer at the central police station. An interview with Jabari was published on 25 December in a Persian-language newspaper in Canada, Charvand, in which he said the country's spiritual leader, Ayatollah Ali Khamenei, the Guide of the Islamic Revolution, wanted the crisis in Iran to get worse. Jabari, a member of the Iranian Writers' Association, has translated many Iranian works, some of them banned, into English. Gheranpayeh, Ghazian and Abdi, journalists who also run public opinion firms and whose trial began early last month, appeared in court on 6 January. One of the country's official news agencies, IRNA, published on 22 September last year a poll by the Ayandeh public opinion institute showing that 74.7 per cent of Iranians favoured a resumption of ties with the United States. Mehdi Abasi Rad, head of IRNA's political desk, also appeared in court accused of "putting out false news". Since the start of the trial, the defendants' families have been worried by the fact that the prisoners have made confessions, often a sign of severe psychological pressure. Gheranpayeh, head of the National Institute of Public Opinion and a journalist on the now-closed newspaper Nowrooz, is in Teheran's Evin prison and has not been allowed to see his family since his arrest on 16 October last. Until recently he was in a cell of his own but is now sharing one with Ghazian, a director of Ayandeh who also worked on Nowrooz and was arrested on 31 October. Abdi, another Ayandeh director and former editor of the now-closed daily paper Salam, who was picked up on 4 November is in a solitary cell. _____________________________________________________________________________ 8 décembre 2002 IRAN Un nouveau journaliste arrêté Trois autres en procès La famille de Ali-Reza Jabari est sans nouvelles, depuis la fin décembre, de ce traducteur et collaborateur de journaux indépendants. Par ailleurs, les conditions de détention et celles dans lesquelles se déroule le procès de Behrouz Gheranpayeh, Hossein Ghazian et Abbas Abdi suscitent l'inquiétude de leurs familles. Reporters sans frontières demande aux autorités iraniennes de révéler le lieu de détention de Ali-Reza Jabari. L'organisation est très préoccupée des mauvais traitements auxquels il pourrait être soumis durant cette détention au secret. Elle demande également la libération des neuf journalistes actuellement incarcérés dont celle de Behrouz Gheranpayeh, Hossein Ghazian et Abbas Abdi, dont le procès est en cours. L'Iran est aujourd'hui la plus grande prison du Moyen-Orient pour les journalistes. Le 28 décembre 2002, Ali-Reza Jabari, traducteur et collaborateur de plusieurs journaux indépendants dont Adineh, a été arrêté à son bureau par des personnes en civil. Il a ensuite été conduit à son domicile qui a été perquisitionné. Des cassettes vidéo, le disque dur de son ordinateur et des livres ont été confisqués. Le lendemain, son épouse s'est rendue à Adareh Amaken, une section de la police téhéranaise considérée comme proche des services de renseignements, qui avait convoqué de nombreux journalistes durant les dernières semaines. Là, on lui a répondu qu'aucune personne du nom de Ali-Reza Jabari n'avait été arrêtée. Même réponse au commissariat de police. Le 25 décembre 2002, une interview de Ali-Reza Jabari était paru dans Charvand, publication persophone basée au Canada, dans laquelle il expliquait notamment que le guide la République islamique voulait que la crise dégénère dans tout le pays. Sa femme, qui est sans nouvelles de lui depuis plus d'une semaine, est d'autant plus inquiète que son époux souffre de problèmes cardiaques. Ali-Reza Jabari, membre de l'Association des écrivains iraniens, est l'auteur de nombreuses traductions en anglais d'ouvrages dont certains ont été interdits. Le 6 janvier s'est tenu une audience du procès, débuté en décembre, de Behrouz Gheranpayeh, Hossein Ghazian et Abbas Abdi. Ces directeurs d'instituts de sondage et journalistes comparaissent dans le cadre de "l'affaire des sondages." Le 22 septembre, IRNA, l'agence de presse officielle iranienne, avait diffusé un sondage (réalisé par la Société nationale des études de l'opinion publique et Ayandeh) qui indiquait que "74,7 % des Iraniens étaient favorables à la reprise des relations avec Washington". Mehdi Abasi Rad, chef du service politique d'IRNA, comparaissait également pour "diffusion de fausses nouvelles". Depuis le début du procès, les proches des trois journalistes se sont inquiétés du fait qu'ils aient fait des aveux, souvent signe de pressions psychologiques très fortes. Behrouz Gheranpayeh, en cellule individuelle à la prison d'Evine (Téhéran) depuis son arrestation, n'a jamais pu recevoir la visite de sa famille. Behrouz Gheranpayeh et Hossein Ghazian sont incarcérés dans la même cellule depuis quelques jours, après avoir passé plusieurs semaines en cellule individuelle. Behrouz Gheranpayeh, directeur de la Société nationale des études de l'opinion publique (institut de sondages) et journaliste du quotidien Norooz, Hossein Ghazian, l'un des directeurs de l'institut de sondages Ayandeh et journaliste du quotidien Norooz, ainsi qu'Abbas Abdi, autre directeur de Ayandeh et ancien rédacteur en chef du quotidien Salam, avaient été arrêtés respectivement les 16 octobre, 31 octobre et 4 novembre. Ils sont notamment poursuivis pour "espionnage". -- Virginie Locussol (norddelafrique@rsf.org / northernafrica@rsf.org / iran@rsf.org) Bureau Nord de l'Afrique - Iran / Northern Africa - Iran desk Reporters sans frontières / Reporters Without Borders 5, rue Geoffroy-Marie 75009 Paris - FRANCE Tél. (33) 1 44 83 84 84 Fax. (33) 1 45 23 11 51